Beyond Good and Evil
8.06 / 10 121 k notes
- Langue
- Anglais
- Parution
- 2022
- Éditeur
- Independently Published
- Pages
- 117
- ISBN
- 9798838793287
« Au-delà du bien et du mal » de Friedrich Nietzsche remet en question les présupposés fondamentaux de la morale et de la philosophie occidentales traditionnelles. Publié en 1886, cet ouvrage sert de prélude à une future philosophie, incitant les lecteurs à dépasser les dichotomies simplistes du bien et du mal pour explorer une compréhension plus nuancée de la nature humaine et de l'éthique.
Nietzsche critique les philosophes du passé pour leur adhésion dogmatique aux préjugés moraux conventionnels, proposant que les valeurs et vérités universelles ne sont pas fixes mais évoluent avec le temps et les circonstances. À travers une série d'aphorismes, il introduit des concepts tels que la « volonté de puissance » et distingue les morales « maîtresse » et « esclave », encourageant les individus à forger leurs propres valeurs et à embrasser un « esprit libre » qui transcende les normes sociales. Ce livre invite les lecteurs à remettre en question les croyances établies et à entreprendre un voyage de découverte de soi, posant les bases d'une réévaluation radicale des valeurs.
Nietzsche critique les philosophes du passé pour leur adhésion dogmatique aux préjugés moraux conventionnels, proposant que les valeurs et vérités universelles ne sont pas fixes mais évoluent avec le temps et les circonstances. À travers une série d'aphorismes, il introduit des concepts tels que la « volonté de puissance » et distingue les morales « maîtresse » et « esclave », encourageant les individus à forger leurs propres valeurs et à embrasser un « esprit libre » qui transcende les normes sociales. Ce livre invite les lecteurs à remettre en question les croyances établies et à entreprendre un voyage de découverte de soi, posant les bases d'une réévaluation radicale des valeurs.
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Édition originale
Beyond Good and Evil: Prelude to a Philosophy of the FutureParu pour la première fois en 1886 Anglais 12th Media Services
Autres éditions (160)
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Un questionnement profond plane sur les fondements mêmes de la pensée, un soupçon que toute philosophie jusqu’ici n’a été qu’un mémoire inconscient de son auteur, une confession déguisée de leurs préjugés, plutôt qu’une quête impartiale de la vérité. En effet, les concepts les plus sacrés, comme « esprit pur » et « libre arbitre », ne sont peut-être rien d’autre que des inventions nées de la conscience morale, des erreurs profondément enracinées qui ont façonné notre compréhension de la réalité. Nous sommes invités à regarder au-delà de ces vénérables dogmes philosophiques, à jeter un regard sceptique sur les « vérités » qui ont longtemps guidé notre intellect, car elles reposent souvent sur un socle d’hypothèses incontestées et de biais moraux.
Le voyage commence véritablement dans le domaine même de la morale, car c’est là que résident les préjugés les plus profonds. On nous demande de nous demander si nos distinctions familières de « bien » et de « mal » ne sont pas de simples interprétations superficielles, plutôt que des forces absolues et opposées. La morale traditionnelle, en particulier la branche platonique-chrétienne, est présentée comme ayant déformé notre relation avec nos instincts, les opposant à nous et favorisant une mentalité de « berger ». Il condamne pour lui-même, sans se soucier des préoccupations de la vie, une idiosyncrasie qui a causé des torts incommensurables et énervé les nobles, encourageant la médiocrité.
De cette critique émerge la figure de « l’esprit libre », un nouveau type de philosophe. Ce sont des individus détachés des certitudes et des « vérités » issues des préjugés, engagés dans un scepticisme radical qui les pousse à tout remettre en question. Ils ne se laissent pas attacher à des convictions établies, car ils comprennent que de nombreuses « vérités » sont des certitudes artificielles, des falsifications confortables de la réalité qui éloignent l’un d’une compréhension plus dure et plus profonde. Ces esprits prospèrent dans l’isolement et l’indépendance, un chemin difficile et dangereux, car leurs intuitions sont souvent mal comprises par les masses, qui ne peuvent saisir les choses qu’à un niveau que leur intellect peut gérer.
Le monde, on nous montre, n’est pas un lieu de noir et blanc simple, mais plutôt de nuances variées de gris, où la vérité objective est une illusion. Toutes les actions et pulsions, au fond, sont des expressions de la « volonté de pouvoir », une impulsion fondamentale de liberté et de domination. Cette volonté de pouvoir est la source d’où naissent finalement toutes les valeurs, y compris morales. Il n’existe pas de morale universelle pour tous les êtres humains ; il existe plutôt un ordre de rang entre l’homme et l’homme, et donc entre les morales.
Cela conduit à la distinction cruciale entre « moralité maîtresse » et « morale d’esclave ». La morale maîtresse définit le bien comme noble et méprisable, créant ses propres valeurs à partir d’une position de force et d’affirmation de soi. La morale d’esclave, née du ressentiment et de la faiblesse, valorise la pitié, l’humilité et l’utilité, imposant une morale uniforme au bénéfice du groupe, le « troupeau ». La première est promeuse de vie, préserve, et peut-être même cultive des espèces, tandis que la seconde étouffe la grandeur et élève la faiblesse.
La tâche des philosophes du futur, ces esprits libres, est de dépasser ces dichotomies morales désuètes. Ils doivent posséder de l’imagination, de l’affirmation de soi, la volonté d’embrasser le danger et l’originalité, créant de nouvelles valeurs qui affirment la vie. Cela exige une profonde auto-interrogation, un questionnement incessant de tout ce qui a appris et observé, y compris la perception de soi, les enseignements sociétaux et la religion. La véritable liberté vient du rejet des vertus du peuple, qui pour un philosophe seraient des vices, et de forger les siennes, nées de l’imagination créative et de la volonté d’imposer une vision audacieuse au monde.
Une telle philosophie du futur ne reculera pas devant la nature potentiellement nuisible de la vérité, reconnaissant qu’une connaissance complète de l’existence pourrait être destructrice. La force d’un esprit peut donc se mesurer à la quantité de vérité qu’il peut porter. C’est un appel à intégrer toute la nature humaine, y compris les traits traditionnellement codés comme « mauvais », à développer pleinement les capacités humaines, et à affronter sans peur la nature perspective de la connaissance et la condition périlleuse de l’individu moderne. C’est le prélude à une réévaluation de toutes les valeurs, une quête audacieuse pour transcender les idéaux de l’époque actuelle et tracer un chemin vers la grandeur humaine.
Le voyage commence véritablement dans le domaine même de la morale, car c’est là que résident les préjugés les plus profonds. On nous demande de nous demander si nos distinctions familières de « bien » et de « mal » ne sont pas de simples interprétations superficielles, plutôt que des forces absolues et opposées. La morale traditionnelle, en particulier la branche platonique-chrétienne, est présentée comme ayant déformé notre relation avec nos instincts, les opposant à nous et favorisant une mentalité de « berger ». Il condamne pour lui-même, sans se soucier des préoccupations de la vie, une idiosyncrasie qui a causé des torts incommensurables et énervé les nobles, encourageant la médiocrité.
De cette critique émerge la figure de « l’esprit libre », un nouveau type de philosophe. Ce sont des individus détachés des certitudes et des « vérités » issues des préjugés, engagés dans un scepticisme radical qui les pousse à tout remettre en question. Ils ne se laissent pas attacher à des convictions établies, car ils comprennent que de nombreuses « vérités » sont des certitudes artificielles, des falsifications confortables de la réalité qui éloignent l’un d’une compréhension plus dure et plus profonde. Ces esprits prospèrent dans l’isolement et l’indépendance, un chemin difficile et dangereux, car leurs intuitions sont souvent mal comprises par les masses, qui ne peuvent saisir les choses qu’à un niveau que leur intellect peut gérer.
Le monde, on nous montre, n’est pas un lieu de noir et blanc simple, mais plutôt de nuances variées de gris, où la vérité objective est une illusion. Toutes les actions et pulsions, au fond, sont des expressions de la « volonté de pouvoir », une impulsion fondamentale de liberté et de domination. Cette volonté de pouvoir est la source d’où naissent finalement toutes les valeurs, y compris morales. Il n’existe pas de morale universelle pour tous les êtres humains ; il existe plutôt un ordre de rang entre l’homme et l’homme, et donc entre les morales.
Cela conduit à la distinction cruciale entre « moralité maîtresse » et « morale d’esclave ». La morale maîtresse définit le bien comme noble et méprisable, créant ses propres valeurs à partir d’une position de force et d’affirmation de soi. La morale d’esclave, née du ressentiment et de la faiblesse, valorise la pitié, l’humilité et l’utilité, imposant une morale uniforme au bénéfice du groupe, le « troupeau ». La première est promeuse de vie, préserve, et peut-être même cultive des espèces, tandis que la seconde étouffe la grandeur et élève la faiblesse.
La tâche des philosophes du futur, ces esprits libres, est de dépasser ces dichotomies morales désuètes. Ils doivent posséder de l’imagination, de l’affirmation de soi, la volonté d’embrasser le danger et l’originalité, créant de nouvelles valeurs qui affirment la vie. Cela exige une profonde auto-interrogation, un questionnement incessant de tout ce qui a appris et observé, y compris la perception de soi, les enseignements sociétaux et la religion. La véritable liberté vient du rejet des vertus du peuple, qui pour un philosophe seraient des vices, et de forger les siennes, nées de l’imagination créative et de la volonté d’imposer une vision audacieuse au monde.
Une telle philosophie du futur ne reculera pas devant la nature potentiellement nuisible de la vérité, reconnaissant qu’une connaissance complète de l’existence pourrait être destructrice. La force d’un esprit peut donc se mesurer à la quantité de vérité qu’il peut porter. C’est un appel à intégrer toute la nature humaine, y compris les traits traditionnellement codés comme « mauvais », à développer pleinement les capacités humaines, et à affronter sans peur la nature perspective de la connaissance et la condition périlleuse de l’individu moderne. C’est le prélude à une réévaluation de toutes les valeurs, une quête audacieuse pour transcender les idéaux de l’époque actuelle et tracer un chemin vers la grandeur humaine.
Ce qu’en disent les autres lecteurs
J’ai aimé
Les critiques louent largement le livre pour ses analyses profondes et stimulantes sur la morale, la vérité et l’existence humaine. Nietzsche est crédité d’avoir démantelé les notions conventionnelles du bien et du mal, incitant les lecteurs à dépasser les préjugés sociétaux et les valeurs héritées pour forger leur propre sens et leur but. Beaucoup soulignent son rôle de philosophe incompris qui, contrairement à la croyance populaire, prônait une philosophie de la joie, de l’auto-création et de la liberté individuelle, s’opposant farouchement au nationalisme et à l’intolérance. Ses écrits sont souvent décrits comme puissants, brillants, pleins d’esprit et lyriques, offrant une critique radicale des concepts philosophiques fondamentaux et inspirant les lecteurs à remettre en question l’autorité et la tradition. Le livre est également salué pour sa qualité prophétique, Nietzsche semblant anticiper d’importants changements sociétaux, notamment le déclin de la morale traditionnelle et l’émergence de nouvelles visions du monde.
J’ai moins aimé
Malgré sa profondeur intellectuelle, le livre est souvent critiqué pour son style d’écriture dense, complexe et délibérément obscur, que beaucoup trouvent difficile à comprendre et frustrant de non linéaire. Certains lecteurs peinent à faire face au manque de prémisses claires et d’arguments systématiques, préférant une approche philosophique plus structurée. Un point de discorde récurrent est les opinions misogynes fréquemment exprimées par Nietzsche, que de nombreux critiques jugent offensantes et dépassées, même lorsqu’elles sont reconnues par l’auteur comme des faiblesses personnelles. Ses fortes condamnations de la démocratie, du socialisme et de ce qu’il appelle la « morale de troupeau » sont également perçues comme odieuses et problématiques, en particulier son plaidoyer pour une société aristocratique et des concepts que certains estiment pouvoir être déformés pour soutenir des idéologies dangereuses. De plus, certains trouvent des contradictions perçues dans sa philosophie, comme la tension entre le rejet du libre arbitre et la promotion de l’autodétermination.
En bref
Dans l’ensemble, « Au-delà du bien et du mal » est considéré comme une œuvre profondément influente et stimulante, essentielle pour comprendre la philosophie éthique de Nietzsche. Ce n’est pas une lecture facile, demandant beaucoup de temps, de concentration et souvent un background en histoire philosophique pour en apprécier pleinement les nuances. Ce livre convient surtout aux lecteurs prêts à s’engager profondément avec des idées non conventionnelles et difficiles, qui ne se laissent pas facilement offenser par des déclarations controversées, et qui sont prêts à naviguer dans un style non linéaire et aphoristique. Il séduit particulièrement ceux qui s’intéressent aux critiques radicales de la morale traditionnelle, à la poursuite de la maîtrise individuelle de soi et à une réévaluation de la vérité et du savoir, offrant une expérience transformatrice à ceux qui persistent à travers ses complexités.
Aucun avis pour l’instant. À toi d’ouvrir le bal !





