Book Thief
de Markus Zusak
8.78 / 10 3 M notes
- Langue
- Anglais
- Parution
- 1998
- Éditeur
- Penguin Random House
- ISBN
- 9781407037219
Narrée par la Mort elle-même, cette histoire se déroule dans l'Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale, une époque où la narratrice est plus occupée que jamais. Elle suit Liesel Meminger, une jeune fille envoyée vivre chez des parents d'accueil dans une petite ville allemande après la mort de son frère et la disparition de sa mère. Sur la tombe de son frère, Liesel vole son premier livre, un acte de rébellion et le prélude à une vie façonnée par les mots volés, même si elle ne sait pas encore lire.
Alors que la guerre s'intensifie et que la peur s'empare du pays, Liesel apprend à lire grâce à son père adoptif, Hans Hubermann, accordéoniste, et découvre le pouvoir profond des mots. Sa soif de livres la pousse à en voler lors des autodafés nazis et dans la bibliothèque de la femme du maire, tissant des liens inattendus. Lorsque sa famille d'accueil prend la décision périlleuse de cacher un homme juif dans leur cave, le monde de Liesel s'élargit encore, révélant à la fois la cruauté et l'extraordinaire bonté de l'humanité. C'est un récit sur la résilience, la double nature du langage et la force indéfectible des liens humains face à une obscurité accablante.
Alors que la guerre s'intensifie et que la peur s'empare du pays, Liesel apprend à lire grâce à son père adoptif, Hans Hubermann, accordéoniste, et découvre le pouvoir profond des mots. Sa soif de livres la pousse à en voler lors des autodafés nazis et dans la bibliothèque de la femme du maire, tissant des liens inattendus. Lorsque sa famille d'accueil prend la décision périlleuse de cacher un homme juif dans leur cave, le monde de Liesel s'élargit encore, révélant à la fois la cruauté et l'extraordinaire bonté de l'humanité. C'est un récit sur la résilience, la double nature du langage et la force indéfectible des liens humains face à une obscurité accablante.
Thèmes
- Reference
- Literature & Fiction
- Genre Fiction
- Mystery, Thriller & Suspense
- Thrillers & Suspense
- Suspense
- Europe
- Germany
- Subjects
- Literary
- Action & Adventure
- Fantasy
- Science Fiction & Fantasy
- Historical
- History
- Military
- World War II
- Children's Books
- Growing Up & Facts of Life
- Romance
- CHILDREN'S FICTION
- Coming of Age
- Family Life
- Contemporary
- English & College Success
- English
- Politics & Social Sciences
- Teen & Young Adult
- Foreign Language Study & Reference
- Fiction
- Juvenile Fiction
- Religious
- Judaism
- Fantasy & Magic
- Politics & Government
- Literary Collections
- Children's fiction
- Juvenile fiction
- Storytelling
- Reading
- Romans, nouvelles, etc. pour la jeunesse
- Ancient & Medieval Literature
- World War, 1939-1945
- Difficult Discussions
- Social Themes
- Social & Family Issues
- Mysteries & Thrillers
- Historical Fiction
- People & Places
- Juvenile Nonfiction
- Emotions & Feelings
- Specific Topics
- Family
- 20th Century
- Modern
- Literature
- Young Adult Fiction
- War & Military
- Chang pian xiao shuo
- Jewish
- Spanish language
- Large type books
- Death
- World Literature
- JEWS_FICTION
- Histoire
- WORLD WAR, 1939-1945_FICTION
- War
- Romans, nouvelles
- Death, Grief, Bereavement
- Parents
- Historical fiction
- Books & Libraries
- Australia & Oceania
- Ideologies & Doctrines
- Social Issues
- Historia
- Jews
- New York Times bestseller
- Holocaust
- Military & Wars
- Books and reading
- New York Times reviewed
- Law & Crime
- Novela
- Ficción
- Books
- Ficción juvenil
- Memory
- Mothers
- Orphans & Foster Homes
- Epistolary
- Roman
- Spanish language materials
- 1933-1945
- World War (1939-1945) fast (OCoLC)fst01180924
Autres éditions (91)
Écouter le résumé Résumé audio
Ah, une petite histoire parmi les millions dont j'ai été témoin. Celle-ci, je m'en souviens, avec une fillette, quelques mots et un ciel couleur de prunes meurtries. Tout a commencé, comme souvent, avec un train et le dernier souffle d'un petit garçon dans la neige. J'étais là, bien sûr, pour Werner Meminger. Et c'est là que je l'ai vue pour la première fois, Liesel, une ombre de fillette, serrant contre elle son frère mort, un livre volé, Le Manuel du fossoyeur, déjà un témoignage de son avenir, même si elle ne pouvait pas encore lire ses lettres noires et austères.
Molching, c'était là. Rue Himmel, un nom qui me faisait toujours sourire, car il signifiait Paradis, et croyez-moi, c'était tout sauf ça. Là, elle a trouvé Hans et Rosa Hubermann, ses parents adoptifs. Hans, avec son accordéon argenté et ses yeux comme un bouillon chaud, est devenu son Papa, lui apprenant l'alphabet dans le calme de la cave, chaque lettre un secret chuchoté. Rosa, une femme à la voix rauque comme du papier de verre mais au cœur, ai-je constaté, battant d'un rythme farouche et protecteur, devint sa maman. Les nuits de Liesel étaient hantées par l'image de son frère, mais Hans restait assis à ses côtés, la réconfortant jusqu'à ce que les cauchemars s'estompent.
La vie sur Himmel Street se déroulait en nuances de gris, sous l'ombre omniprésente de la croix gammée. Liesel se lia rapidement d'amitié avec Rudy Steiner, le garçon aux cheveux jaune citron, qui rêvait d'être Jesse Owens et qui, sans cesse, lui demandait un baiser, sur un ton enjoué. Il y avait des autodafés, d'immenses brasiers de mots et d'histoire, où Liesel, avec une audace qui réchauffa mon cœur de pierre, arracha un autre livre aux braises mourantes : « Le Haussement d'épaules ». Cet acte de rébellion, cette soif d'histoires, attira l'attention d'Ilsa Hermann, la femme du maire, qui, plus tard, dans sa vaste bibliothèque silencieuse, deviendrait malgré elle la complice des larcins littéraires de Liesel.
Puis arriva l'homme de la cave, Max Vandenburg, un boxeur juif, caché par Hans Hubermann, qui se souvenait d'une promesse faite des décennies auparavant. Max, avec son regard hanté et l'odeur de la peur qui s'en dégageait, trouva en Liesel une âme sœur. Ils partagèrent leurs cauchemars, brodèrent des histoires sur les pages de Mein Kampf et comprirent le pouvoir des mots, capables de détruire comme de guérir. Il lui écrivit une nouvelle, « L'Homme qui se tient debout », un cadeau né de leur confinement partagé et de chuchotements dans l'obscurité.
La guerre s'intensifia, une symphonie de sirènes et de bombes. Les raids aériens devinrent une sinistre routine, forçant les Hubermann à laisser Max seul dans la cave froide. Liesel, malgré tout, poursuivit sa rébellion silencieuse, dérobant des mots, les dévorant et les partageant avec ceux qui l'entouraient, tel un petit phare dans les ténèbres envahissantes. Elle lisait à voix haute dans les abris, sa voix un baume contre la terreur.
Je l'ai vue aussi, ce jour terrible où le cortège de Juifs traversa Molching, des silhouettes squelettiques s'accrochant à la vie. Liesel trouva Max parmi eux, tendant la main, offrant un instant de reconnaissance, un acte d'humanité périlleux qui déchaîna la fureur des soldats. Ce fut un rappel poignant de la dualité humaine, de sa capacité à la fois à une immense cruauté et à une profonde bonté.
Puis, la nuit tomba. Les bombes s'abattirent sur la rue Himmel, rapides et impitoyables. J'étais occupé cette nuit-là à recueillir des âmes, une moisson sans fin. À mon retour à Molching, la rue n'était plus que décombres, et dessous gisaient Hans, Rosa et Rudy. Liesel, miraculeusement, survécut, protégée par les mots qu'elle avait écrits dans son propre livre, « La Voleuse de livres », à l'abri dans la cave. Elle trouva Rudy, inanimé, et finalement, dans son chagrin, elle lui donna le baiser qu'il avait toujours désiré.
J'ai longtemps gardé son histoire en moi, les mots qu'elle avait écrits, la vie qu'elle avait vécue. Elle partit, fonda une nouvelle famille et vécut une longue vie en Australie. Quand son heure fut enfin venue, une vieille femme, je recueillis son âme. Je lui montrai le livre qu'elle avait écrit, son histoire, un témoignage du pouvoir intemporel des mots et de la résilience de l'esprit humain, même dans les moments les plus brutaux. Et tandis que je l'emportais, j'étais, comme toujours, hantée par les hommes.
Molching, c'était là. Rue Himmel, un nom qui me faisait toujours sourire, car il signifiait Paradis, et croyez-moi, c'était tout sauf ça. Là, elle a trouvé Hans et Rosa Hubermann, ses parents adoptifs. Hans, avec son accordéon argenté et ses yeux comme un bouillon chaud, est devenu son Papa, lui apprenant l'alphabet dans le calme de la cave, chaque lettre un secret chuchoté. Rosa, une femme à la voix rauque comme du papier de verre mais au cœur, ai-je constaté, battant d'un rythme farouche et protecteur, devint sa maman. Les nuits de Liesel étaient hantées par l'image de son frère, mais Hans restait assis à ses côtés, la réconfortant jusqu'à ce que les cauchemars s'estompent.
La vie sur Himmel Street se déroulait en nuances de gris, sous l'ombre omniprésente de la croix gammée. Liesel se lia rapidement d'amitié avec Rudy Steiner, le garçon aux cheveux jaune citron, qui rêvait d'être Jesse Owens et qui, sans cesse, lui demandait un baiser, sur un ton enjoué. Il y avait des autodafés, d'immenses brasiers de mots et d'histoire, où Liesel, avec une audace qui réchauffa mon cœur de pierre, arracha un autre livre aux braises mourantes : « Le Haussement d'épaules ». Cet acte de rébellion, cette soif d'histoires, attira l'attention d'Ilsa Hermann, la femme du maire, qui, plus tard, dans sa vaste bibliothèque silencieuse, deviendrait malgré elle la complice des larcins littéraires de Liesel.
Puis arriva l'homme de la cave, Max Vandenburg, un boxeur juif, caché par Hans Hubermann, qui se souvenait d'une promesse faite des décennies auparavant. Max, avec son regard hanté et l'odeur de la peur qui s'en dégageait, trouva en Liesel une âme sœur. Ils partagèrent leurs cauchemars, brodèrent des histoires sur les pages de Mein Kampf et comprirent le pouvoir des mots, capables de détruire comme de guérir. Il lui écrivit une nouvelle, « L'Homme qui se tient debout », un cadeau né de leur confinement partagé et de chuchotements dans l'obscurité.
La guerre s'intensifia, une symphonie de sirènes et de bombes. Les raids aériens devinrent une sinistre routine, forçant les Hubermann à laisser Max seul dans la cave froide. Liesel, malgré tout, poursuivit sa rébellion silencieuse, dérobant des mots, les dévorant et les partageant avec ceux qui l'entouraient, tel un petit phare dans les ténèbres envahissantes. Elle lisait à voix haute dans les abris, sa voix un baume contre la terreur.
Je l'ai vue aussi, ce jour terrible où le cortège de Juifs traversa Molching, des silhouettes squelettiques s'accrochant à la vie. Liesel trouva Max parmi eux, tendant la main, offrant un instant de reconnaissance, un acte d'humanité périlleux qui déchaîna la fureur des soldats. Ce fut un rappel poignant de la dualité humaine, de sa capacité à la fois à une immense cruauté et à une profonde bonté.
Puis, la nuit tomba. Les bombes s'abattirent sur la rue Himmel, rapides et impitoyables. J'étais occupé cette nuit-là à recueillir des âmes, une moisson sans fin. À mon retour à Molching, la rue n'était plus que décombres, et dessous gisaient Hans, Rosa et Rudy. Liesel, miraculeusement, survécut, protégée par les mots qu'elle avait écrits dans son propre livre, « La Voleuse de livres », à l'abri dans la cave. Elle trouva Rudy, inanimé, et finalement, dans son chagrin, elle lui donna le baiser qu'il avait toujours désiré.
J'ai longtemps gardé son histoire en moi, les mots qu'elle avait écrits, la vie qu'elle avait vécue. Elle partit, fonda une nouvelle famille et vécut une longue vie en Australie. Quand son heure fut enfin venue, une vieille femme, je recueillis son âme. Je lui montrai le livre qu'elle avait écrit, son histoire, un témoignage du pouvoir intemporel des mots et de la résilience de l'esprit humain, même dans les moments les plus brutaux. Et tandis que je l'emportais, j'étais, comme toujours, hantée par les hommes.
Ce qu’en disent les autres lecteurs
J’ai aimé
De nombreux critiques louent La Voleuse de livres comme un récit poignant et puissant, le qualifiant souvent de classique moderne. Le choix original de la Mort comme narratrice est fréquemment souligné comme un atout majeur, offrant une perspective perspicace, souvent teintée d'humour noir, et captivante sur la nature humaine durant une période historique dévastatrice. Le style d'écriture lui-même est salué pour sa poésie, sa beauté et sa profondeur, beaucoup trouvant la prose magnifique et percutante, capable de peindre des paysages émotionnels et visuels saisissants. Les lecteurs apprécient souvent le caractère profondément émouvant et bouleversant de l'histoire, soulignant sa capacité à susciter des émotions fortes et à inspirer une réflexion critique. Les personnages, en particulier Liesel et ses parents adoptifs, sont constamment loués pour leur profondeur, leur réalisme et les liens authentiques qu'ils tissent, permettant aux lecteurs de s'investir pleinement dans leurs luttes et leurs triomphes sur fond d'Allemagne déchirée par la guerre. Le livre est également perçu comme une puissante exploration de l'importance des mots et de la bonté face à une cruauté immense.
J’ai moins aimé
Malgré un succès critique général, une partie non négligeable des lecteurs a relevé des défauts importants dans le livre. La narration originale du point de vue de la Mort, bien que saluée par beaucoup, a été critiquée par d'autres comme un artifice distrayant, voire agaçant. Certains ont estimé que les interventions constantes et les présages de la Mort gâchaient le déroulement de l'histoire et empêchaient une implication émotionnelle plus profonde, tandis que d'autres ont trouvé la personnalité du narrateur irritante ou trop détachée. Le style d'écriture a également été critiqué pour son excès de sentimentalisme, son symbolisme lourd et son côté parfois ampoulé et inégal, les critiques pointant du doigt des métaphores maladroites et des choix stylistiques répétitifs. Le rythme a été un autre reproche fréquent, certains trouvant l'histoire lente, laborieuse ou épisodique, en particulier dans sa partie centrale. Quelques critiques ont également suggéré que le livre, malgré son contexte, offrait une représentation clichée, voire triviale, du contexte historique, certains personnages manquant de profondeur et l'intrigue reposant sur la manipulation émotionnelle.
En bref
En définitive, « La Voleuse de livres » suscite des réactions très contrastées : certains lecteurs apprécient son approche originale et sa force émotionnelle, tandis que d’autres sont frustrés par ses choix stylistiques et son rythme. Ceux qui se sentent touchés par la voix singulière de la Mort et apprécient une narration lyrique et introspective y trouvent souvent une expérience profonde et inoubliable, source d’émotions et de réflexion. Cependant, les lecteurs qui préfèrent une intrigue plus linéaire, un symbolisme moins explicite ou un narrateur qui n’intervient pas fréquemment et ne distille pas d’indices à l’avance risquent de trouver la lecture ardue, voire décevante. Ce roman est vivement recommandé à ceux qui apprécient les histoires centrées sur les personnages, qui offrent une perspective inédite sur les événements historiques et qui sont prêts à s’immerger dans un style littéraire riche, quoique souvent mélancolique. Il constitue ainsi un choix captivant pour les lecteurs en quête d’un voyage émotionnel et intellectuel intense.
Aucun avis pour l’instant. À toi d’ouvrir le bal !





