Une réévaluation profonde du socle même de la recherche scientifique se déploie, nous invitant à une odyssée intellectuelle à travers la philosophie des sciences, l’épistémologie et la danse complexe du raisonnement humain. Ce n’est pas un simple exercice académique, mais un défi majeur à la pensée conventionnelle, intégrant des enseignements issus des neurosciences, de la logique, et même des sphères spéculatives de la physique théorique. Le voyage commence par démanteler les présupposés de longue date de la méthode scientifique traditionnelle, révélant ses limites pour affronter l’ensemble du spectre de la réalité.
Nous découvrons alors un cadre révolutionnaire : la méthode AFEGUI, ou « Acto Fenoménico Guiado por Intuición ». Cette approche défend le pouvoir souvent négligé de l’intuition comme moteur principal de la découverte scientifique, la mêlant harmonieusement à un physicalisme rigoureux et à une abstraction eidétique. Elle avance que la véritable exploration scientifique découle souvent d’une rencontre directe et phénoménologique avec la réalité, guidée à la fois par des intuitions épistémiques sensibles et par des intuitions ontologiques plus profondes et non sensibles qui explorent l’essence même de l’être. Cette méthode met en avant la capacité créatrice des agents scientifiques, leur « poéisis », à formuler des solutions et des relations abstraites pouvant même se traduire en équations fondamentales de la physique.
L’exploration explore la nature même de la conscience, défendant son rôle central dans le processus scientifique. Les états conscients raffinés ne sont pas présentés comme des distractions, mais comme des catalyseurs puissants pour une compréhension herméneutique plus profonde et une créativité accrue en recherche. Cette perspective élargit le champ de la recherche scientifique, suggérant que les équations scientifiques futures doivent intégrer intrinsèquement à la fois des variables physiques et mentales, favorisant une relation symbiotique entre la neurophénoménologie et le raisonnement causal.
Tout au long de cette œuvre d’envergure, une perspective critique est portée sur les structures établies du savoir scientifique et sa diffusion. Nous confrontons la notion de « cleptoalethocracia científica » – une critique de l’influence corruptrice des élites académiques et de leur empirisme étroit. L’appel est clair : démocratiser le savoir, adopter le pluralisme méthodologique, et reconnaître que la vérité, souvent provisoire, peut être abordée par de multiples voies.
Le discours s’étend à remettre en question les outils et théories communément acceptés, allant des limites des échelles de Likert en sciences sociales à une défense vigoureuse des théories émergentes en physique théorique. Des concepts tels que « epistemocracia algorítmica » et « intuerinoia » sont introduits, dessinant une vision d’un avenir où l’intelligence artificielle et l’épistémologie computationnelle transformeront fondamentalement la recherche, offrant de nouvelles voies de compréhension et de résolution de problèmes.
En fin de compte, c’est un appel profond à réhumaniser l’entreprise scientifique. Il défend une science plus intuitive, plus créative et profondément plus consciente de ses propres limites cognitives. En embrassant le subjectif, en explorant les « mundos posibles » et en intégrant la richesse de l’expérience humaine, la quête du savoir se révèle non seulement comme une quête intellectuelle, mais comme une odyssée existentielle essentielle.