Une exploration approfondie se déroule, explorant la relation complexe entre les principes fondamentaux de la pensée et l'obstination de l'existence, en retraçant cette tension à travers les figures imposantes de l'idéalisme allemand et les recherches incisives de la phénoménologie. C'est un voyage qui commence par l'architecture même de notre compréhension, en interrogeant la façon dont le savoir, le soi et le monde sont établis.
Les premières recherches explorent les paysages de l'idéalisme allemand, en commençant par le domaine esthétique tel que conçu par Kant, en examinant comment la beauté et le sublime contribuent à la base de notre expérience. À partir de là, l'accent est mis sur Fichte, analysant l'élément esthétique de son projet transcendantal et explorant le fondement même de la croyance religieuse telle qu'elle émerge de son système philosophique. Ici, l'interaction entre un « moi » absolu et le monde qu'il pose devient une préoccupation centrale, une quête d'un fondement sur lequel s'asseoir.
Au fur et à mesure du chemin, le dialogue entre Fichte et Husserl émerge, notamment dans leurs engagements respectifs avec le corps et la rencontre avec d'autres consciences. Cette comparaison met en lumière la façon dont les deux traditions luttent avec la nature concrète et incarnée de l'existence et de l'intersubjectivité, en s'efforçant de concilier l'idéal avec le vécu. La discussion se tourne ensuite vers Schelling, qui observe son inversion critique du projet transcendantal, où la distinction nette entre séries idéales et séries réelles commence à s'estomper, révélant une profonde confusion qui reconfigure la notion même de système philosophique.
La critique de Schelling s'étend également au grand édifice de la philosophie hégélienne, traçant une ligne cruciale entre la philosophie « positive » et la philosophie « négative », remettant ainsi en question les prétentions de l'idéalisme absolu en matière de connaissance globale. Dans le cadre de la propre pensée de Hegel, l'enquête s'arrête au tout début de sa Logique, en étudiant les concepts fondamentaux d' « Être » et de « Limite », et comment ces déterminations initiales répondent à la double exigence de fondement et de facticité dans le développement de l'esprit absolu.
Passant au domaine de la phénoménologie, le voyage prend un tournant vers le projet fondateur de Husserl, pour se heurter à la critique approfondie et immanente de Heidegger. Le questionnement porte sur la manière dont Heidegger remet en question la pureté transcendantale recherchée par Husserl, en mettant plutôt l'accent sur la facticité primordiale du Dasein. Les essais dévoilent ensuite la relation complexe de Heidegger avec la pensée transcendantale, en particulier comme en témoigne son *Beiträge zur Philosophie*, où les concepts de facticité et de fondation sont profondément repensés.
L'exploration établit ensuite des liens entre Schelling et Heidegger, les présentant comme deux paradigmes distincts permettant de comprendre la nature du temps, révélant comment chacun aborde la temporalité en tant que structure fondamentale et expérience contingente vécue. Enfin, l'enquête s'étend à Merleau-Ponty, l'amenant à dialoguer avec Bourdieu et à examiner leurs perplexités communes quant au concept d' « institution » et à son rôle de médiateur entre les structures fondamentales de l'expérience humaine et la facticité indéniable de la vie sociale et culturelle. Cela aboutit à des réflexions sur les fondements de la moralité elle-même, reconnaissant l'influence profonde des différences normatives et culturelles sur ces fondements.