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Aller à Ma biblioFængselsliv Vridsløselille Statsfængsel i ord og billeder : 1859-2015
- Langue
- Danois
- Publié en
- Maison d'édition
- Bogkompagniet
- Pages
- 253
- ISBN
- 9788792984487
Découvrez les routines quotidiennes, les événements marquants et l'évolution d'un système pénal qui imposait autrefois un isolement total. Découvrez les histoires de détenus célèbres, d'évasions audacieuses et de la présence de gangs de motards, ainsi que des anecdotes surprenantes racontées tant par les prisonniers que par le personnel. Cet ouvrage offre une perspective unique sur un monde fermé, donnant un aperçu d'une partie difficile mais essentielle de l'histoire danoise.
Thèmes
Pourtant, cet isolement sans faille, destiné à favoriser le repentir, conduisait souvent au désespoir, favorisant les maladies mentales et même les suicides au cours de ses premières années. La vision initiale d’un lieu d’amélioration morale a progressivement évolué, et dès 1933, l’établissement a abandonné ses principes isolationnistes pour devenir une prison d’État, un lieu destiné aux détenus « ordinaires », ses cellules abritant désormais un tout autre genre de drame humain. Les murs imposants, autrefois symbole de réflexion solitaire, renfermaient désormais une communauté animée, quoique sinistre, s’étendant même pour inclure des sections spéciales destinées aux « détenus particulièrement dangereux » dès les années 1990.
La vie entre ces murs formait une tapisserie complexe, tissée de fils de réalité crue et de lueurs occasionnelles d’extraordinaire. C’était un lieu où se déroulait le quotidien de l’incarcération, marqué par le bourdonnement constant de routines strictes et un courant sous-jacent de tension omniprésent. Des histoires circulaient sur des criminels endurcis, depuis des figures notoires comme Palle Sørensen, l’auteur du quadruple meurtre de policiers, jusqu’à la présence effrayante du tueur en série Peter Lundin, chacun laissant une marque indélébile sur le sombre héritage de la prison.
Mais Vridsløselille occupait également une place particulière dans la conscience nationale, souvent adoucie par l’image populaire du personnage fictif d’Egon Olsen, le cerveau de la bande à Olsen, qui sortait régulièrement de son emblématique portail vert avec un nouveau plan minutieusement orchestré. Cette représentation cinématographique masquait toutefois la vérité brute et sans fard de la vie quotidienne à l’intérieur. La réalité n’avait rien de « chaleureux » : la violence et les menaces y étaient des compagnons de tous les instants, et la lutte pour la survie était un combat quotidien.
Au-delà des sombres statistiques et des célèbres évasions - comme l’audacieuse fuite de 1995, lors de laquelle treize prisonniers ont percé un pan de mur à l’aide d’une pelleteuse en caoutchouc - se cachait une multitude d’expériences humaines. Il y avait aussi des moments d’humour noir, des histoires chuchotées entre détenus et gardiens, comme cette fois où l’acteur Jens Okking, lors d’un tournage, aurait réussi à faire passer en cachette du Gammel Dansk pour les prisonniers, un petit acte de défiance illicite contre la monotonie oppressante.
Au fil des décennies, Vridsløselille a continué à témoigner de l’évolution de la criminalité et des peines au Danemark. Elle a abrité des générations d’hommes, chacun laissant un fragment de son histoire entre ses briques vieillissantes et ses couloirs résonnants. De sa conception initiale, idéaliste et finalement imparfaite, à son rôle ultérieur d’établissement de sécurité maximale, la prison est devenue un microcosme des zones d’ombre de la société, un lieu où les espoirs de réinsertion se heurtaient souvent à la dure réalité de l’enfermement.
Finalement, en 2015, les portes de Vridsløselille se sont fermées pour de bon, marquant la fin d’une époque. Le silence qui s'est abattu sur les cellules et les cours désertes a marqué non seulement la fin d'une prison, mais aussi la fin d'un chapitre important, souvent brutal et indéniablement captivant de l'histoire danoise. Les histoires, à la fois crues et poignantes, de ceux qui ont vécu et travaillé derrière ses hauts murs, restent gravées dans le tissu même du lieu, témoignant des drames humains complexes qui se sont déroulés entre ses murs pendant plus d'un siècle et demi.
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Rating Sources
Les critiques saluent largement cet ouvrage pour la perspective exceptionnellement intéressante et originale qu’il offre sur la vie derrière les murs de la prison. Il est très apprécié pour sa portée historique exhaustive, détaillant l’évolution d’un établissement pénitentiaire spécifique depuis sa création en 1859 jusqu’à sa fermeture en 2017. Les lecteurs apprécient la riche diversité des points de vue, qui inclut des témoignages tant du personnel que des détenus, ainsi que la manière dont l'ouvrage équilibre les récits tragiques et les anecdotes amusantes. Le livre est réputé pour être une lecture rapide mais profondément captivante, offrant un aperçu détaillé de la vie quotidienne, des révoltes de prisonniers et des tentatives d'évasion, ce qui en fait un ouvrage vivement recommandé.
À l'inverse, une critique notable soulevée par un critique concerne la mauvaise ponctuation du livre. Cette lacune est décrite comme interférant fréquemment avec le sens voulu des phrases et perturbant la fluidité globale de la lecture. La présence de telles lacunes éditoriales est considérée comme un aspect regrettable qui nuit à un récit par ailleurs excellent et captivant.
En conclusion, le livre est largement salué pour son sujet fascinant et le regard approfondi qu'il offre sur un segment spécifique de l'histoire sociale. Malgré les problèmes reconnus de ponctuation, la profondeur de ses perspectives et la force de sa narration historique sont considérées comme primordiales. Ce livre trouvera un écho particulier auprès des lecteurs intéressés par l’histoire des établissements pénitentiaires, les sciences sociales, ou ceux à la recherche de témoignages uniques sur la vie derrière les barreaux, surtout s’ils sont prêts à fermer les yeux sur des imperfections textuelles mineures au profit de son contenu captivant.
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