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Aller à Ma biblioObjectif décroissance vers une société harmonieuse
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- Langue
- Français
- Publié en
- Maison d'édition
- Parangon
- Pages
- 221
- ISBN
- 9782921561914
Thèmes
Notre civilisation moderne se trouve à un carrefour décisif, où la crise écologique révèle non seulement un défi environnemental, mais aussi une impasse politique, culturelle, philosophique et spirituelle plus profonde. La guerre incessante que mènent nos sociétés « modernes » contre la Terre n’est que le reflet du conflit interne qui agite la conscience des individus dans les nations riches. Piégé par l’idéologie omniprésente de la consommation et aveuglé par une foi inébranlable dans le progrès scientifique, le monde cherche désespérément des solutions qui ne viendront pas perturber son désir exponentiel de biens et de services, tout en essayant de garder la conscience tranquille.
C’est dans ce contexte qu’est apparu le concept de « développement durable », qui répondait parfaitement à cette attente. Pourtant, ce terme doit désormais être relégué au rang de rhétorique creuse, car il s’agit d’une promesse trompeuse. Chaque fois que nous apportons une réponse inadaptée à un problème, nous l’amplifions involontairement à l’échelle mondiale, même si nous nous berçons de l’illusion d’un soulagement temporaire. Si les solutions techniques ont leur importance, elles doivent toujours être conditionnées par nos choix démocratiques et une compréhension claire de nos véritables besoins.
La notion de croissance économique infinie sur une planète finie est fondamentalement impossible. Malgré cette vérité indéniable, et même parmi ceux qui en tirent des profits astronomiques, la croissance économique continue d’être saluée comme un objectif incontestable. Nul besoin d’être économiste pour comprendre que toute entité, qu’il s’agisse d’un individu ou d’un collectif, qui puise principalement dans son capital plutôt que dans ses revenus, est vouée à la ruine. Cette réalité n’empêche toutefois pas l’économie mondiale de piller les ressources naturelles de la Terre sans se soucier de leur régénération.
Le modèle économique dominant, fondé sur la croissance, non seulement épuise ce capital naturel, mais intensifie sans cesse ces extractions non durables. Ce qui était autrefois considéré comme un principe radical de l’écologie politique dans les années 1970 - la remise en cause de la croissance économique - est devenu un impératif indéniable. Le concept de « développement durable », conçu au milieu des années 1980 par des technocrates bien intentionnés, était une tentative de réconcilier le capitalisme et l’écologie, mais il s’est avéré ne mener nulle part, ne faisant que retarder un réveil nécessaire.
Nous devons donc embrasser la voie de la décroissance durable et conviviale. Il ne s’agit pas d’un appel au retour à un âge primitif imaginaire, mais d’une réduction planifiée et démocratique de la production et de la consommation au sein des nations riches. Son objectif est d’alléger les pressions sur l’environnement et de réduire les inégalités, tout en améliorant le bien-être général. Cette approche exige que nous affrontions la réalité de front, en nous ancrant dans toutes nos dimensions humaines pour relever efficacement les défis qui se présentent à nous.
La finalité ultime de l’activité économique doit être recentrée sur la « joie de vivre », nous incitant à faire la distinction entre une vie véritablement riche et une vie de simples richesses. Cette perspective nécessite une critique vigoureuse du productivisme implacable qui définit notre époque. Il s’agit d’une remise en question fondamentale de ce que nous produisons, de la manière dont nous le produisons et de la finalité ultime de cette production.
Le terme « décroissance » lui-même sert d’outil sémantique provocateur, conçu pour susciter un débat sociétal sur l’impossibilité et le caractère indésirable d’une croissance infinie dans un monde fini. Il contraste fortement avec le langage facilement récupérable du « développement durable », offrant une vision radicale et sans compromis pour transformer notre imaginaire collectif. Cette voie nous invite à explorer des expériences concrètes et des modes de vie alternatifs qui incarnent une société viable et harmonieuse, une société qui privilégie la suffisance, la collaboration et l’épanouissement humain authentique plutôt que l’accumulation sans fin.
C’est dans ce contexte qu’est apparu le concept de « développement durable », qui répondait parfaitement à cette attente. Pourtant, ce terme doit désormais être relégué au rang de rhétorique creuse, car il s’agit d’une promesse trompeuse. Chaque fois que nous apportons une réponse inadaptée à un problème, nous l’amplifions involontairement à l’échelle mondiale, même si nous nous berçons de l’illusion d’un soulagement temporaire. Si les solutions techniques ont leur importance, elles doivent toujours être conditionnées par nos choix démocratiques et une compréhension claire de nos véritables besoins.
La notion de croissance économique infinie sur une planète finie est fondamentalement impossible. Malgré cette vérité indéniable, et même parmi ceux qui en tirent des profits astronomiques, la croissance économique continue d’être saluée comme un objectif incontestable. Nul besoin d’être économiste pour comprendre que toute entité, qu’il s’agisse d’un individu ou d’un collectif, qui puise principalement dans son capital plutôt que dans ses revenus, est vouée à la ruine. Cette réalité n’empêche toutefois pas l’économie mondiale de piller les ressources naturelles de la Terre sans se soucier de leur régénération.
Le modèle économique dominant, fondé sur la croissance, non seulement épuise ce capital naturel, mais intensifie sans cesse ces extractions non durables. Ce qui était autrefois considéré comme un principe radical de l’écologie politique dans les années 1970 - la remise en cause de la croissance économique - est devenu un impératif indéniable. Le concept de « développement durable », conçu au milieu des années 1980 par des technocrates bien intentionnés, était une tentative de réconcilier le capitalisme et l’écologie, mais il s’est avéré ne mener nulle part, ne faisant que retarder un réveil nécessaire.
Nous devons donc embrasser la voie de la décroissance durable et conviviale. Il ne s’agit pas d’un appel au retour à un âge primitif imaginaire, mais d’une réduction planifiée et démocratique de la production et de la consommation au sein des nations riches. Son objectif est d’alléger les pressions sur l’environnement et de réduire les inégalités, tout en améliorant le bien-être général. Cette approche exige que nous affrontions la réalité de front, en nous ancrant dans toutes nos dimensions humaines pour relever efficacement les défis qui se présentent à nous.
La finalité ultime de l’activité économique doit être recentrée sur la « joie de vivre », nous incitant à faire la distinction entre une vie véritablement riche et une vie de simples richesses. Cette perspective nécessite une critique vigoureuse du productivisme implacable qui définit notre époque. Il s’agit d’une remise en question fondamentale de ce que nous produisons, de la manière dont nous le produisons et de la finalité ultime de cette production.
Le terme « décroissance » lui-même sert d’outil sémantique provocateur, conçu pour susciter un débat sociétal sur l’impossibilité et le caractère indésirable d’une croissance infinie dans un monde fini. Il contraste fortement avec le langage facilement récupérable du « développement durable », offrant une vision radicale et sans compromis pour transformer notre imaginaire collectif. Cette voie nous invite à explorer des expériences concrètes et des modes de vie alternatifs qui incarnent une société viable et harmonieuse, une société qui privilégie la suffisance, la collaboration et l’épanouissement humain authentique plutôt que l’accumulation sans fin.
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