Un examen approfondi explore l’essence même du Tasawwuf, cherchant à en révéler les origines, à définir sa véritable nature et à examiner sa relation avec les enseignements purs de l’islam. Elle affirme que ce que l’on appelle aujourd’hui largement le Tasawwuf n’est pas simplement une interprétation ou un chemin au sein de l’islam, mais plutôt une religion distincte et parallèle qui, au fil des siècles, a été erronement entremêlée au message divin.
L’enquête commence par retracer les racines historiques du Tasawwuf, soutenant que son apparition était une déviation par rapport à la voie pure établie par le Prophète. Elle avance qu’après l’ère du Prophète, à mesure que la société s’aisissait et que la décadence morale s’installait, de nouvelles quêtes spirituelles apparurent. Alors que certains cherchaient sincèrement la purification par l’adhésion à la révélation divine, d’autres se détournaient du Coran et de la Sunnah, jugeant leurs enseignements insuffisants pour le malaise spirituel dominant. Ce désir de vérités « plus » ou « plus profondes » a conduit certains vers le monachisme, d’autres vers des influences proches du bouddhisme, et finalement, vers la renaissance d’un mysticisme contre lequel le Prophète lui-même avait mis en garde. Ce mysticisme renaissant, désormais déguisé sous le nom de « Tasawwuf », est dépeint comme une confluence des murmures du diable, des machinations de ceux hostiles à l’islam, et de l’ignorance d’individus sincères mais égarés qui ont abandonné la guidance divine.
Loin d’être une discipline islamique authentique, on soutient que le Tasawwuf représente un réveil de nombreuses coutumes pré-islamiques d’ignorance, simplement rebrandées. La corruption sociale et éthique qui a suivi la première période islamique, la transformation du califat en monarchie, et l’adoption ultérieure de l’injustice, de la corruption, de l’immoralité et de l’imitation des mécréants, ont créé un terrain fertile pour de telles innovations. À l’époque abbasside, on soutient que les croyances fondamentales ont été déformées, et même légitimées par l’État, des idéologies déviantes ont conduit à une profonde scission entre la vie enseignée par le Coran et la Sunna et la vie réellement menée par la communauté.
La définition même du Tasawwuf est remise en question, affirmant qu’elle a fabriqué des « dieux parallèles, des prophètes parallèles et des livres parallèles », déformant fondamentalement le concept d’unité divine (Tawhid). Il est présenté comme un système qui encourage des pratiques et des croyances étrangères à la tradition du Prophète, telles que l’ascétisme excessif et les tendances monastiques, contre lesquelles le Prophète mettait explicitement en garde. Il mettait en garde contre ceux qui renonceraient au mariage, au sommeil ou à la nourriture dans des actes exagérés de culte, déclarant : « Celui qui se détourne de ma Sunna n’est pas de moi. »
L’enquête dissèque ensuite minutieusement la relation entre le Tasawwuf et l’islam, concluant qu’ils sont irréconciliables. Ce n’est pas simplement une école de pensée différente, mais une contradiction flagrante des principes fondamentaux de l’islam. On affirme que le Tasawwuf, avec le soutien de divers États au fil de l’histoire, a formalisé ses doctrines d’une manière directement opposée aux principes fondamentaux de l’islam. Cela en fait une forme répandue de *shirk*, ou polythéisme, dans la société contemporaine.
Les implications profondes de cette influence omniprésente sont mises en lumière, notamment à une époque où d’innombrables individus, submergés par la complexité de l’existence moderne, se tournent souvent vers le Tasawwuf comme source de réconfort spirituel. Cette adhésion généralisée, qu’elle soit directe ou indirecte, à un système de croyance jugé fondamentalement erroné, nécessite une réfutation rigoureuse. Il est impératif de comprendre les arguments de cette idéologie opposée, tout comme le Prophète a compris les croyances de son entourage, afin de présenter un contre-récit cohérent et véridique, solidement ancré dans le Coran et la Sunna authentique. L’objectif ultime est de démanteler ces fondements erronés et de rétablir la compréhension pure et non altérée du Tawhid.