Au cours de l'été 1939, alors que l'ombre de la guerre s'étend sur l'Europe, Grace Bennett arrive à Londres, le cœur rempli de rêves d'une nouvelle vie et de l'énergie trépidante de la ville. Ayant laissé derrière elle un passé difficile à la campagne après la mort de sa mère, elle cherche un nouveau départ, aux côtés de sa meilleure amie Viv. Pourtant, le Londres qui les accueille n'est pas tout à fait celui qu'elles avaient imaginé : des abris antiaériens sont creusés, les fenêtres sont recouvertes de rideaux occultants et une tension palpable plane dans l'air. Grace, qui espérait initialement un emploi dans un grand magasin prestigieux, accepte à contrecœur un poste à Primrose Hill Books, un établissement poussiéreux et désorganisé dirigé par l'acariâtre M. Evans.
Grace, qui n'a jamais aimé les livres, considère la boutique comme un simple moyen de parvenir à ses fins. Elle passait ses journées à essayer de mettre de l'ordre dans les rayons chaotiques, une tâche qui lui semblait sans fin. Mais lorsque la guerre est officiellement déclarée et que les premières sirènes d'alerte aérienne retentissent, la jeune femme et ses nouveaux colocataires, Mme Weatherford et son fils Colin, se précipitent dans l'abri de leur jardin, la gravité de la situation commence à se faire sentir. Au milieu de la peur et de l'incertitude croissantes, un gentil habitué nommé George, qui fréquente la librairie, offre à Grace un exemplaire du Comte de Monte-Cristo. À contrecœur, elle commence à lire et, à chaque page tournée, un nouveau monde se déploie devant ses yeux, allumant une passion qu'elle n'aurait jamais cru posséder.
Alors que le Blitz s'intensifie, entraînant des bombardements nocturnes et une destruction généralisée, Grace découvre un but profond entre les murs de Primrose Hill Books. Le magasin, qui n'était auparavant qu'un simple travail, s'est transformé en sanctuaire, en phare contre les ténèbres qui s'approchaient. Elle a commencé à lire à haute voix, d'abord pour les personnes réfugiées dans les stations de métro, puis lors de rassemblements dans la boutique elle-même. Sa voix, tissée de récits d'aventure et d'espoir, offrait une distraction vitale, une échappatoire momentanée à la terreur qui s'abattait sur l'extérieur. Les gens se pressaient pour l'écouter, trouvant du réconfort et un nouveau sentiment d'appartenance à la communauté dans l'expérience partagée de la narration.
La guerre a apporté son lot de pertes brutales. Colin, le fils de Mme Weatherford, a été enrôlé et est mort dans le conflit, laissant un profond chagrin dans son sillage. Viv, l'amie la plus chère de Grace, s'est également engagée dans le service territorial auxiliaire, laissant Grace affronter seule les dangers croissants de Londres. M. Evans, le libraire bourru, succombe à une mauvaise santé, mais pas avant d'avoir reconnu le dévouement de Grace et d'avoir vu en elle le reflet de sa propre fille disparue. Il lui laisse la librairie, témoignage de son esprit inébranlable et du lien inattendu qu'ils ont tissé.
Par une nuit dévastatrice, la librairie Primrose Hill Books elle-même subit le poids d'un bombardement. Grace, en observant les décombres, sent son cœur se briser. Pourtant, un petit miracle s'est produit : de nombreux livres et la structure principale de la boutique ont survécu. Dans une puissante démonstration d'unité, la communauté qu'elle avait nourrie par ses lectures s'est ralliée à elle, travaillant toute la nuit à la reconstruction. Ils l'ont rebaptisée "The Last Bookshop in London" (la dernière librairie de Londres), symbole de leur résilience et du pouvoir durable des histoires au milieu du chaos.
Pendant les dernières années de la guerre, Grace a poursuivi son travail, non seulement en tant que libraire, mais aussi en tant qu'observatrice des raids aériens, aidant courageusement les personnes en danger. Elle aide Mme Weatherford à donner un nouveau sens à sa vie en lui présentant Jimmy, un orphelin touché par les lectures de Grace. La librairie a prospéré, témoignant de l'esprit inébranlable de Grace et de la volonté collective d'une ville assiégée. À la fin de la guerre, la librairie, rebaptisée "Evans & Bennett" en l'honneur de son mentor, témoigne du pouvoir de la littérature, de la communauté et de l'indomptable esprit humain qui refuse de s'éteindre, même pendant les nuits les plus sombres.